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    <title>Reporters pour l'humanitaire </title>
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        <title>Reporters pour l'humanitaire</title>
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        <title><![CDATA[CÔTE D'IVOIRE: Les pénuries de sang font des victimes dans l’ouest du pays]]></title>
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        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
	<span style="font-size: 14px;"><img alt="" src="http://africareporters.asso-web.com/uploaded/sang-copie1.jpg" style="width: 562px; height: 292px;" /></span></p>
<p style="text-align: justify;">
	&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">
	<span style="font-size: 12px;">MAN, 8 janvier 2012 (IRIN) - Dans les h&ocirc;pitaux et les &eacute;tablissements de sant&eacute; de l&rsquo;ouest de la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, les p&eacute;nuries de sang sont &agrave; l&rsquo;origine de d&eacute;c&egrave;s qui auraient pu &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;s, en particulier parmi les enfants, selon des responsables de la sant&eacute; locaux et internationaux.<br />
	<br />
	Quatre-vingt-six personnes qui avaient besoin de transfusions sanguines sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Man, le principal &eacute;tablissement de l&rsquo;ouest du pays, pendant les 11 premiers mois de 2011. Selon les dossiers de l&rsquo;h&ocirc;pital, les trois quarts d&rsquo;entre eux &eacute;taient des enfants.<br />
	<br />
	&laquo; De nombreuses personnes meurent dans l&rsquo;ouest &agrave; cause des p&eacute;nuries de sang et des difficult&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s au sang &raquo;, a dit Bisimwa Ruhana-Mirindi, coordonnateur du groupe sectoriel Sant&eacute; de l&rsquo;Organisation mondiale de la sant&eacute; (OMS).<br />
	<br />
	En 2011, les violences post&eacute;lectorales ont rendu l&rsquo;acc&egrave;s au sang presque impossible pendant plusieurs mois, a ajout&eacute; M. Ruhana-Mirindi. Les citoyens craignaient de se rendre dans les h&ocirc;pitaux ou dans la seule banque de sang de la r&eacute;gion, &agrave; Daloa (&agrave; 180 kilom&egrave;tres de Man), &agrave; cause des groupes arm&eacute;s qui continuaient de tenir des postes de contr&ocirc;le ill&eacute;gaux. Pendant cette p&eacute;riode, les campagnes de collecte de sang de routine ont cess&eacute;.<br />
	<br />
	Les dossiers m&eacute;dicaux montrent que, parmi les 923 personnes qui avaient besoin de transfusions sanguines &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Man, 19 pour cent n&rsquo;en ont pas re&ccedil;u, et que la moiti&eacute; d&rsquo;entre elles sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es.<br />
	<br />
	La plupart des patients qui avaient besoin de transfusions &eacute;taient des enfants comme Souma&iuml;la Djir&eacute;, un jeune homme de 13 ans qui souffre d&rsquo;une an&eacute;mie due au paludisme. Lorsqu&rsquo;IRIN s&rsquo;est rendu &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital, Souma&iuml;la &eacute;tait tr&egrave;s maigre et respirait difficilement. Les m&eacute;decins disposaient d&rsquo;une seule poche de sang pour le soigner, mais le p&eacute;diatre disait qu&rsquo;il en faudrait plus. La famille n&rsquo;avait pas les moyens de se rendre &agrave; la banque de sang situ&eacute;e &agrave; Daloa.<br />
	<br />
	Les proches de Souma&iuml;la n&rsquo;auraient pas pu donner du sang sur place non plus : &laquo; L&rsquo;h&ocirc;pital [de Man] ne dispose pas des &eacute;quipements ad&eacute;quats pour collecter et entreposer du sang conform&eacute;ment aux normes nationales &raquo;, a dit Anderson Latt, coordonnateur r&eacute;gional de la sant&eacute; pour l&rsquo;OMS.<br />
	<br />
	Pendant les violences post&eacute;lectorales, le syst&egrave;me de sant&eacute; a &eacute;t&eacute; pratiquement paralys&eacute; dans l&rsquo;ouest du pays. Les &eacute;tablissements de sant&eacute; ont &eacute;t&eacute; pill&eacute;s, les membres du personnel ont abandonn&eacute; leur poste et le gouvernement a cess&eacute; de verser des salaires aux travailleurs de la sant&eacute;.<br />
	<br />
	Depuis la prise de fonction du pr&eacute;sident Alassane Ouattara en mai 2011, le gouvernement a ordonn&eacute; au personnel m&eacute;dical de retourner au travail et a commenc&eacute; &agrave; leur verser un salaire r&eacute;gulier et &agrave; organiser des visites sur le terrain pour veiller au bon fonctionnement des cliniques, selon M. Latt.<br />
	<br />
	&laquo; Le gouvernement contribue &agrave; r&eacute;tablir les syst&egrave;mes de sant&eacute;, et il a &eacute;galement distribu&eacute; des fournitures m&eacute;dicales dans les &eacute;tablissements de sant&eacute; &raquo;, a dit M. Latt. La premi&egrave;re dame, Dominique Ouattara, a aussi donn&eacute; plusieurs ambulances &agrave; des h&ocirc;pitaux situ&eacute;s dans l&rsquo;ouest du pays.<br />
	<br />
	<strong>Manque d&rsquo;argent</strong><br />
	<br />
	Or, selon M. Latt, certaines ambulances ont &eacute;t&eacute; vol&eacute;es et la difficult&eacute; et les co&ucirc;ts que suppose l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la seule banque de sang de la r&eacute;gion ont entra&icirc;n&eacute; de nombreux d&eacute;c&egrave;s. Les proches des patients doivent faire le trajet jusqu&rsquo;&agrave; la banque de sang et le centre de transfusions de Daloa. Il faut compter plus de quatre heures pour s&rsquo;y rendre en ambulance, et on ne peut pas toujours y obtenir du sang. L&rsquo;h&ocirc;pital de Man demande 140 dollars pour envoyer l&rsquo;ambulance &agrave; la banque de sang. Rares sont les familles qui ont les moyens de se le permettre. La plupart d&rsquo;entre elles d&eacute;pendent des transports publics.<br />
	<br />
	&laquo; Pendant ce temps, l&rsquo;enfant est peut-&ecirc;tre en train de mourir &raquo;, a dit M. Latt.<br />
	<br />
	La banque de Daloa distribue des poches de sang &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Du&eacute;kou&eacute;, au sud de Man, mais celui de Man ne dispose pas des installations n&eacute;cessaires pour les entreposer, a indiqu&eacute; Alassan Coulibaly, le directeur de l&rsquo;h&ocirc;pital. L&rsquo;organisation Save the Children vient livrer du sang en provenance de Daloa environ une fois par semaine, mais l&rsquo;h&ocirc;pital l&rsquo;utilise &laquo; tout de suite &raquo;, a dit M. Coulibaly, ajoutant : &laquo; Chaque fois que quelqu&rsquo;un a besoin de sang, ils doivent aller &agrave; Daloa &raquo;.<br />
	<br />
	L&rsquo;h&ocirc;pital de Du&eacute;kou&eacute; est lui aussi confront&eacute; &agrave; des p&eacute;nuries de sang, a dit un m&eacute;decin de l&rsquo;organisation M&eacute;decins Sans Fronti&egrave;res (MSF) qui travaille dans l&rsquo;&eacute;tablissement. MSF y offre des soins gratuits, et notamment des op&eacute;rations chirurgicales, ce qui attire un grand nombre de patients. Toutefois, la demande d&eacute;passe l&rsquo;offre, a dit Sarah Pestieau, m&eacute;decin pour MSF, ajoutant : &laquo; Cet h&ocirc;pital b&eacute;n&eacute;ficierait grandement de la cr&eacute;ation d&rsquo;un centre de transfusions &raquo;.<br />
	<br />
	L&rsquo;h&ocirc;pital de Man ne dispose que d&rsquo;une seule ambulance. Par ailleurs, elle ne b&eacute;n&eacute;ficie pas du soutien de MSF et se trouve encore plus loin de la banque de sang. &Agrave; cause des co&ucirc;ts et des difficult&eacute;s que suppose l&rsquo;acc&egrave;s au sang, les familles et les m&eacute;decins attendent que les cas s&rsquo;aggravent : &laquo; Nous finissons par attendre que des sympt&ocirc;mes graves se manifestent, comme une respiration difficile&hellip; ou le coma &raquo;, a dit Horace Akapo, p&eacute;diatre &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Man.<br />
	<br />
	L&rsquo;OMS et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) ont men&eacute; une campagne de collecte de sang entre mars et juin 2011, alors que les combats faisaient rage, et ont ensuite distribu&eacute; pr&egrave;s de 5 000 poches de sang &agrave; des h&ocirc;pitaux difficilement accessibles situ&eacute;s dans l&rsquo;ouest du pays, a indiqu&eacute; l&rsquo;OMS. Les fonds se sont cependant &eacute;puis&eacute;s en juin. &laquo; Nous avons eu du soutien pendant un certain temps, mais nous n&rsquo;avons plus d&rsquo;argent dans notre budget [pour des collectes et des distributions de sang] &raquo;, a dit M. Latt.</span><br />
	<br />
	&nbsp;</p>
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        <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 0:00:00 CET</pubDate>
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